Le Médef ne souhaite pas de mouvement de grève

Serge Castel le président du Médef ne souhaite pas que des conflits sociaux viennent secouer l'île. Selon lui ce n 'est pas le moment de déséquilibrer l'économie locale en l'enferment dans des mouvements sociaux Cette réaction fait suite à l'appel à la grève générale lancé pour le 17 février par FO.

Le patron de Médef est inquiet. Inquiet de voir que les appels à la grève risquent de paralyser une économie encore extrêmement fragile qui peine à se remettre du marasme de l'année' écoulée.

Des conflits sociaux seraient dramatiques pour l'île. Nous ne pouvons pas nous permettre de supporter de tels agissements sans mettre gravement en péril l'économie Mahoraise. 

Serge Castel: "Il faut éviter un conflit social"

Le patronat à déjà fait de gros efforts en direction d'un rattrapage salarial mais les patrons du privé ne peuvent faire plus. Je suis inquiet de la fracture sociale qui se creuse entre le public et le privé. Nous ne pouvons pas augmenter les salariés de façon démesurée." explique-t-il.

La politique de rattrapage en matière de salaire est de 7,5% sur 12 mois alors que l'inflation n'a été que de 5,1% en 2002. Les syndicats revendiquent une augmentation de 6% ce qui n'est pas possible.

Les entreprises privées déjà mises à mal par la conjoncture générale ne peuvent suivre et si Serge Castel n'est pas opposé à l'augmentation des salaires, celle-ci ne peut se faire indéfiniment sans tenir compte des qualifications et c'est assuré ment là que le bât blesse.

Il faut négocier entreprises par entreprises , il faut établir plus de contact entre les entre prises et les délégués syndicaux pour éviter les conflits. Il faut être réaliste et ne pas demander à ce que nous rattrapions en dix ans ce qui a été fait en plus de 20 ans à la Réunion par exemple. L'emploi doit être privilégié et surtout chez les jeunes. De 1000 à 1500 emplois devraient être crées par an pour absorber l'arrivée des jeunes sur le marché du travail. Le secteur public peut proposer 300 embauches mais c'est le secteur privé qui doit être l'avenir de ces jeunes là. A Mayotte sur près de 20 000 salariés plus de la moitiés sont dans le privé et un Mahorais fait vivre en moyenne 8,5 personnes, c'est pour cela que je pense qu'il est plus urgent de parler emploi que de salaires. Il faut donner une chance aux entreprises de se développer Il y a la loi programme du gouvernement, les mécanismes de la défiscalisation, les primes à l'aide à l'emploi. Toutes ces facilités devraient permettre aux entreprises d'embaucher et puis il y a aussi la mobilité des jeunes qui doit être privilégiée. estime-t-il.

Le patron des patrons de Mayotte est également d'accord avec le président du Conseil Général qui demandait aux Mahorais de se mettre au travail et qu'il était, comme Younoussa Bamana, favorable à la création d'un RMA et hostile au RMI.

Je suis favorable au revenu minimum d'activité, mais pas au RMI. Il faut a tout prix éviter de reproduire à Mayotte ce qui a été fait dans d'autres DOM-TOM avec les résultats que l'on sait "lance-t-il.

Si le secteur public manifeste le 17 février, grand bien lui fasse mais on peu t se poser la question de savoir Si Mayotte à réellement besoin de toutes ces turbulences sociales ? Pas sûr au moment où les enjeux pour l'avenir sont de la plus haute importance.

D.H.